Observatoire de la sécurité des foyers (OSF) : attention au risque accru d’incendie domestique en hiver !

23/11/2021

En France, les incendies domestiques se produisent en majorité entre décembre et mars, quand le froid pousse à utiliser d’avantage des chauffages pas toujours aux normes ou profiter de sa cheminée. À la veille de cette « saison des incendies », l’Observatoire de la sécurité des foyers (OSF) revient sur les comportements vertueux à adopter.

Créé en 2019 par le groupe Covéa (MAAF, MMA, GMF), Verisure et Saretec, acteurs majeurs de la protection de l’habitat, l’Observatoire de la sécurité des foyers (OSF) contribue à sensibiliser le grand public aux risques domestiques et à leur prévention.

En novembre 2020, l’OSF a dévoilé en exclusivité les résultats d’une enquête inédite, menée par OpinionWay, pointant la méconnaissance des Français face au risque d’incendie dans leur lieu d’habitation.

Cette année, à la veille de la saison hivernale, l’Observatoire souhaite renouveler son message et ses conseils de prévention, sachant qu’il se produit un incendie domestique toutes les deux minutes en France et que leur nombre a bondi de 50 % en dix ans.

Or, c’est en hiver, de décembre à mars, que les incendies domestiques sont les plus fréquents, quand les chauffages de tout type (poêle, cheminée, chaudière…) fonctionnent à plein régime. Et 70 % des incendies meurtriers ont lieu en pleine nuit.

Les principales causes d’incendie sont liées aux équipements et installations électriques, aux sources de chaleur mal maîtrisées, ainsi qu’aux gestes malencontreux, notamment dans la cuisine, premier lieu de départ d’un feu dans une habitation.

Par ailleurs, la vitesse de développement d’un feu est exponentielle. Au bout d’une minute, un verre d’eau ou, mieux encore, un torchon humide peuvent suffire à l’étouffer. Au bout de trois minutes, il faudra une citerne de pompiers.

Suivre des conseils simples permet de limiter considérablement les risques : couper le gaz et l’électricité en sortant, entretenir les appareils, ranger les produits inflammables, ne pas surcharger les branchements, débrancher les appareils inutilisés…

Surtout, il est essentiel de se doter de détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF). Ils ont permis de sauver 400 vies en France en deux ans, soit une réduction spectaculaire de 25 % de la mortalité liée aux incendies domestiques.

Mais ils sont encore trop peu nombreux. Malgré la loi Morange et Meslot de 2015, imposant ce système dans chaque logement, et les incitations des assureurs et des sociétés de sécurité, 11 % des foyers n’en sont toujours pas équipés.

D’ailleurs, le risque d’incendie demeure globalement sous-estimé des Français, puisque près de 90 % d’entre eux le considèrent comme étant faible voire inexistant dans leur résidence principale.

Plus grave encore, à cette méconnaissance s’ajoutent des comportements dangereux qui les exposent davantage. Ainsi, parmi plus de trente comportements à risque recensés, les Français en adoptent sept en moyenne, soit près d’un quart.

Concernant les installations nécessitant un entretien régulier (gaz/fioul/cheminées), on constate que seul un Français concerné sur deux déclare avoir souscrit un contrat d’entretien. Dans 40 % des cas, les installations ne sont pas contrôlées annuellement.

Fort de ce constat, l’OSF a publié fin 2020 un livre blanc qui rappelle les gestes à mettre en place pour limiter les risques et donne de nombreux conseils d’experts pour protéger au mieux son habitation et ses occupants.

Consulter le livre blanc